You are currently viewing La rentrée scolaire et le modèle SYNAPSE

La rentrée scolaire et le modèle SYNAPSE

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Dernière modification de la publication :août 27, 2026
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Aujourd’hui, les élèves fribourgeois reprennent le chemin de l’école.

Nouveaux enseignants, nouvelles matières, nouveaux objectifs… La rentrée est souvent accompagnée de bonnes résolutions : « Cette année, je vais travailler davantage », « Je vais mieux m’organiser », « Je vais apprendre mes leçons plus régulièrement ».

Pour certains élèves et leurs parents, elle fait aussi ressurgir les difficultés de l’année précédente : résultats insuffisants dans certaines matières, manque de méthode, problèmes d’organisation, difficultés à mémoriser, perte de motivation ou de confiance en soi.

Face à ces difficultés, le premier réflexe est souvent de vouloir travailler davantage : refaire des exercices, augmenter les heures d’appui, apprendre plus longtemps ou reprendre les notions mal comprises.

Ces réponses peuvent être nécessaires.

Mais avant de demander à un élève de travailler davantage, une autre question mérite peut-être d’être posée :

Comment cet élève apprend-il ?

Chez Apprendre & Réussir – Coaching scolaire, c’est par cette question que je souhaite commencer l’accompagnement.

Avant de travailler sur les difficultés, comprendre l’élève

Lorsqu’un élève arrive en coaching scolaire, il parle généralement d’abord de ses difficultés : « Je suis mauvais en allemand. » « Je ne comprends rien aux maths. » « J’apprends mes leçons, mais j’oublie tout. » « Je travaille beaucoup, mais mes notes ne suivent pas. »

Ces difficultés sont réelles et doivent être prises au sérieux. Mais elles ne disent pas tout de l’élève.

Car le même jeune qui rencontre des difficultés en allemand peut être très performant en mathématiques. Celui qui peine à mémoriser une leçon d’histoire peut connaître avec une étonnante précision les règles et les stratégies d’un jeu. Un autre peut manquer d’organisation dans son travail scolaire tout en étant extrêmement rigoureux dans son sport, dans la musique ou dans une activité qui le passionne.

Cela nous conduit à une question qui me paraît essentielle :

Comment est-il possible que je sois en difficulté dans certains domaines alors que je suis capable de très bien réussir dans d’autres ?

C’est l’une des questions que je souhaite placer au cœur du bilan scolaire initial.

« Qu’est-ce que je fais lorsque je réussis ? »

Le bilan ne cherche donc pas uniquement à identifier ce que l’élève ne sait pas faire.

Il cherche également à découvrir ce qu’il sait déjà faire et comment il s’y prend lorsqu’il réussit.

Dans quelles matières réussit-il ? Dans quelles activités se sent-il compétent ? Qu’est-ce que ses enseignants, ses parents, son entraîneur ou son entourage apprécient chez lui ? Que fait-il lorsqu’il veut progresser dans une activité qu’il aime ?

Prenons l’exemple d’un jeune sportif. Lorsqu’un geste ne fonctionne pas, il ne conclut pas nécessairement qu’il est incapable de pratiquer son sport. Il recommence. Il observe. Il écoute les conseils de son entraîneur. Il corrige son geste. Il s’entraîne et essaie à nouveau.

Mais face à une mauvaise note en mathématiques, ce même jeune peut parfois conclure : « Je suis nul en maths. »

Pourquoi ? Cette contradiction peut devenir une formidable occasion de réflexion pour l’élève.

Qu’est-ce que je fais dans les situations où je réussis que je ne fais peut-être pas encore dans celles où je rencontre des difficultés ?

Un bilan scolaire initial pour comprendre comment l’élève apprend

C’est pourquoi ma prise en charge commence par un bilan scolaire initial réalisé avec l’élève.

Il ne s’agit ni d’un examen supplémentaire ni d’un jugement porté sur ses capacités.

Il s’agit d’un temps d’observation et de réflexion permettant de mieux comprendre ses difficultés, mais également ses ressources, ses habitudes de travail, les stratégies qu’il utilise déjà et la manière dont il réagit lorsqu’il rencontre un obstacle.

Une démarche inspirée notamment du modèle SYNAPSE de Sarah Chardonnens

Pour structurer cette réflexion, ma démarche de coaching s’inspire notamment du modèle SYNAPSE, développé par Sarah Chardonnens, docteure en sciences de l’éducation.

Ce modèle, fruit de plusieurs années de recherche, permet d’aborder l’apprentissage comme un processus dynamique articulé autour de quatre phases :

Réception et activation – Adaptation et ajustement – Observation et autorégulation – Consolidation et stockage

Le modèle SYNAPSE constitue ici un cadre de référence. Le bilan scolaire initial présenté dans mon activité de coaching est une application personnelle à ma pratique professionnelle, inspirée de ce cadre ; il ne constitue pas un outil officiel du modèle SYNAPSE ni un questionnaire élaboré par Sarah Chardonnens.

Concrètement, ces quatre dimensions m’amènent à explorer avec l’élève des questions très simples.

1. Réception et activation : comment est-ce que j’entre dans un apprentissage ?

Que se passe-t-il lorsque l’élève découvre une nouvelle notion ? Parvient-il à être attentif ? Comprend-il la consigne ? Fait-il spontanément des liens avec ce qu’il connaît déjà ? Sait-il mobiliser des connaissances antérieures pour comprendre quelque chose de nouveau ?

Il s’agit d’observer ce qui se passe au moment où l’apprentissage commence.

2. Adaptation et ajustement : que fais-je lorsque je ne comprends pas ?

Lorsqu’une méthode ne fonctionne pas, que fait l’élève ? Essaie-t-il autrement ? Cherche-t-il son erreur ? Demande-t-il une explication ? Utilise-t-il un exemple ? Ou répète-t-il la même méthode sans parvenir à progresser ?

Lorsque ma manière de travailler ne fonctionne pas, suis-je capable de la modifier ?

3. Observation et autorégulation : est-ce que je comprends ma propre manière d’apprendre ?

Pourquoi ai-je réussi cette évaluation ? Pourquoi ai-je échoué à celle-ci ? Ma méthode de révision était-elle adaptée ? Comment puis-je savoir si j’ai réellement compris une notion ?

Ces questions conduisent progressivement l’élève vers la métacognition, c’est-à-dire la capacité à réfléchir sur sa propre manière d’apprendre. L’élève ne fait plus seulement son travail : il apprend progressivement à observer comment il travaille et à ajuster ses stratégies.

4. Consolidation et stockage : comment faire durer ce que j’ai appris ?

Avoir compris quelque chose aujourd’hui ne signifie pas nécessairement que l’on s’en souviendra dans deux semaines. Comment l’élève révise-t-il ? Revient-il régulièrement sur les connaissances acquises ? Vérifie-t-il ce qu’il sait réellement sans regarder son cours ? Parvient-il à réutiliser une connaissance dans une nouvelle situation ?

L’objectif n’est plus seulement de réussir la prochaine évaluation, mais de construire des apprentissages plus durables.

Transformer les réussites en ressources pour progresser

Une dimension importante de ma démarche consiste ensuite à rechercher avec l’élève les compétences et stratégies qu’il possède déjà afin d’examiner lesquelles pourraient être adaptées et transférées vers les domaines où il rencontre des difficultés.

Reprenons notre jeune sportif. Il sait peut-être déjà :

  • se fixer un objectif ;
  • accepter qu’une réussite demande plusieurs essais ;
  • écouter un retour et corriger ses erreurs ;
  • s’entraîner régulièrement ;
  • persévérer malgré un échec ;
  • observer sa progression.

Ces compétences ne sont pas exclusivement sportives. Certaines peuvent également devenir des ressources pour apprendre.

Si cette manière de faire fonctionne pour moi dans mon sport, comment pourrais-je l’adapter à mes mathématiques, à mon allemand ou à mes révisions ?

Le transfert n’est évidemment pas automatique. Une stratégie efficace dans un domaine doit être adaptée aux exigences d’une autre situation.

Mais cette réflexion permet à l’élève de découvrir quelque chose d’essentiel : il ne part pas de zéro.

Passer de « je suis nul » à « je peux agir »

Cette prise de conscience peut également contribuer à développer le sentiment d’efficacité personnelle.

Il existe une différence importante entre penser :

« Je suis nul en allemand. »

et

« Ma manière actuelle de travailler l’allemand ne me permet pas encore d’obtenir les résultats que je souhaite. Qu’est-ce que je peux changer ? »

Dans la première formulation, la difficulté semble appartenir à la personne et paraît presque définitive. Dans la seconde, l’élève découvre qu’il dispose d’une marge d’action.

C’est là que le coaching scolaire prend tout son sens. Le coach n’est pas là pour apprendre à la place de l’élève ni simplement lui fournir les bonnes réponses. Il l’accompagne pour qu’il comprenne progressivement comment il apprend, quelles stratégies lui conviennent et comment devenir davantage acteur de ses apprentissages.

Du bilan initial à un accompagnement personnalisé

À l’issue du bilan scolaire initial, nous pouvons identifier ensemble plusieurs éléments : les principales difficultés rencontrées, mais également les points forts de l’élève, ses stratégies déjà efficaces, ses habitudes de travail, les compétences qu’il pourrait apprendre à transférer et les changements qu’il pourrait expérimenter.

À partir de cette analyse, nous pouvons fixer un premier objectif concret, réaliste et observable.

Cette étape est importante car deux élèves qui obtiennent la même note dans une même matière ne rencontrent pas nécessairement la même difficulté.

L’un peut manquer de connaissances. L’autre peut connaître son cours mais ne pas parvenir à mobiliser ses connaissances lors d’une évaluation. Un troisième peut consacrer beaucoup de temps à ses révisions, mais utiliser une méthode peu efficace.

Une même difficulté apparente ne nécessite donc pas toujours la même réponse.

C’est précisément pourquoi je souhaite commencer par comprendre l’apprenant avant de déterminer avec lui comment l’accompagner.

Pour cette rentrée : travailler davantage… ou apprendre à travailler autrement ?

À la veille de cette nouvelle rentrée scolaire fribourgeoise, beaucoup d’élèves prendront certainement de bonnes résolutions : « Cette année, je vais travailler davantage. » « Cette année, je vais mieux m’organiser. » « Cette année, je vais apprendre mes leçons plus régulièrement. »

Et si nous ajoutions une autre question ?

Cette année, comment puis-je apprendre plus efficacement ?

C’est le sens du bilan scolaire initial que je propose dans le cadre de mon activité Apprendre & Réussir – Coaching scolaire.

Avant de chercher uniquement à corriger les faiblesses de l’élève, commençons par comprendre comment il apprend, quelles ressources il possède déjà et comment il peut apprendre à mieux les mobiliser. Car apprendre à réussir, c’est aussi apprendre à mieux se connaître comme apprenant.

Votre enfant rencontre des difficultés scolaires ?

Difficultés dans certaines matières, manque de méthode ou d’organisation, difficultés à mémoriser, perte de confiance ou manque d’autonomie ?

Le bilan scolaire initial peut constituer la première étape pour comprendre la situation et définir des pistes d’accompagnement adaptées.

Apprendre & Réussir – Coaching scolaire

Chaque élève a du potentiel. Avec le bon accompagnement, il peut réussir.

Référence

Cette démarche de coaching s’inspire notamment du modèle SYNAPSE développé par Sarah Chardonnens, docteure en sciences de l’éducation.

Chardonnens, Sarah (2026). Intelligence artificielle et apprentissage : Fondements, concepts et applications. De Boeck Supérieur. Voir notamment la partie 2, « Le modèle SYNAPSE », chapitres 5 à 9.

Le modèle SYNAPSE et ses concepts demeurent la propriété intellectuelle de leur autrice.

Laisser un commentaire